PAS MOI, L’AUTRE

Je suis debout, ma Bible à la main, face à ce feu de bois, et je donne une pensée sur un thème Biblique : mais je ne peux m’empêcher de porter mon regard sur ma petite caravane qui est tout près : car sachant qui est à l’intérieur ? D’habitude elle bouge plus. Il ne fait pas très froid en ce mois de mars 2008 à Pazayac City, mais je prends congé de mes auditeurs sous prétexte que j’ai froid, et personne ne s’étonne, car ils savent tous que je suis très frileux, à croire même que j’ai du sang de hérisson.

J’arrive à la porte de ma caravane, et dès que je suis à l’intérieur, un calme terrifiant ! Pourtant là, il y a Piterich Coyote et bien sûr Rizo. Les jumelles sont sous le bois de lit, on ne leur voit que leurs yeux.

Les trois garçons sont debout, les bras tendus et le doigt accusateur, en direction de l’autre. Rizo, lui il a les deux bras tendus et ildésigne ses deux cousins : « C’est pas moi, c’est lui ? » Çà doit êtregrave ? Mes yeux se portent sur le plancher de la caravane et là, il y a au sol, brisé, le cadre de ma pauvre mère. En plus, ils ont déchiré en mille morceaux la photo de maman : Elle ! Manon, la Prophétesse de Pazayac City. Qui a pu me faire un sacrilège pareil ? Je pose donc la question à cesmignons bambins.

  • –  Qui c’est ?
  • –  C’est Lui.
    Et ils se dénigrent les uns aux autres. Rizo lui, il les désigne tous, bien qu’il soit assurément le plus coupable.

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Cette scène me donne à penser que cette question a été posée dès la nuit des temps.

– Qui a fait cela ? Pas moi, lui – l’autre.Toujours l’autre.

Pour se disculper, on cherche toujours à faire reposer sa responsabilité ou ses fautes ou ses problèmes sur un autre, pensant que l’on va être débarrassé, mais le lien de ta faute ou responsabilité est tenace, tu dois y faire face, assumer, et t’en débarrasser avec franchise.

Dans le jardin d’Eden, Adam a dit à Dieu « C’est elle, » elle m’a tentée et l’éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : C’est le serpent, c’est lui qui m’a séduite, et j’en ai mangé (Genèse 3.12). Ce n’est jamais moi, toujours les autres. Avez-vous vu un jour une personne qui se reconnaît coupable ? Le monde entier se crie innocent.

La preuve, dans les prisons, ils crient tous qu’ils sont innocents, à croire que ces lieux sont pleins d’innocents, c’est les autres les coupables(c’est les victimes, la justice, la loi). Dans les disputes, conflits de couple, c’est souvent cela ! C’est elle.

Si j’écoute l’un, c’est l’autre qui a tort et si j’écoute l’autre, c’est l’autre le coupable. A vrai dire, ce sont les deux qui ont tort : souvent des grands cris dans la nuit résonnent sur ce campement de caravanes. Alors, je suis conduit à la source de ces hurlements. Quand je rentre dans cette caravane, les enfants crient et pleurent, la femme est au fond de la caravane, elle se tient le visage, les deux yeux sont bleus et un gros hématome sur le nez. Elle hurle en piétinant sur place, en jurant et elle appelle toute sa famille et lui, le Mari, a pour réponse pour se disculper : « C’est elle qui a commencé », mais c’est bien lui qui a fini.

Caïn tue Abel dès les premières pages de la Bible. Çà commence…

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L’éternel notre Dieu dit : « Où est ton frère ? » comme si Dieu ne savait pas où était son frère et Caïn répond : « Toi seul peut le savoir, je ne suis pas gardien de mon frère. »
(Ce n’est pas moi, c’est l’autre) lui, Caïn trouve cela normal ! Son frère est mort, il l’a enterré sous ses choux dans son jardin d’agriculteur, en gros paysan qu’il a été et c’est normal. Il vint de tuer son frère par jalousie et pour réponse, il dira qu’il n’en n’est pas le gardien. Et pourquoi ? Il était si libre lui ! Si heureux, ce brave Abel ? Avec son esprit de liberté.

Saül, pour faire reposer sur les soldats téméraires la responsabilité de l’égorgement du cheptel pour soi-disant l’offrir à Dieu parce que cela lui convenait ou l’arrangeait, il devait tout détruire, et après avoir donné son accord, il dit : « Ce n’est pas moi » et quand il voit arriver Samuel, Saül dit : « J’ai fait tout comme tu me l’as dit », mais Samuel questionne : « Et ces bêlements dans l’enclos, qu’est-ce que c’est ? »

Saül, chef des armées d’Israël répond : « Ah ! Ce sont les soldats, ils les ont mis à part pour un sacrifice… » Les hommes faibles ont pour habitude de projeter, remettre leur responsabilité sur l’autre pour ne pasassumer. La projection est un refus de reconnaître sa responsabilité pour ne pas assumer. Ce n’est pas moi, donc c’est quelqu’un d’autre.

Il y a bien longtemps, quand nous n’avions pas encore fait la paix avecDieu, et que près d’un feu de bois, en présence de quelques hommes et de quelques bonbonnes de vin, les langues se délient et le vin coulait à flot, et le vin donnait du courage à certains et tout ce qu’ils ne pouvaient pas dire à jeun : la vinasse leur donnait du courage. Alors, on ne leur disait rien dans de pareilles situations, car on savait que c’était l’alcool qui les faisait parler, mais ça devait se régler le lendemain matin à 6 heures du matin.

Et là, quand on allait frapper à la porte de la caravane, celui qui était à l’intérieur et qui avait désaoulé, au lieu de faire face aux propos de la veille, envoyait sa femme pour dialoguer, pour apaiser, marchander, tout en

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mettant la faute sur le vin ! Le coupable était trouvé. C’était la vinasse ! Mais c’est bien l’homme qui avait mal parlé.

L’autre moyen d’aborder le problème de la responsabilité sans le régler, c’est le système de la balance, l’échange, c’est-à-dire que je règle pas mon problème, mais je fais du bien et je vais essayer de payer mes fautes. Alors, je vais dans les magasins du diable et je vais marchander en pensant que je vais me racheter un peu : Seigneur, je te donne cela, toi en échange tu me donneras un peu plus de bénédiction.

Dans 2 Samuel 11.12 : David, pour se faire pardonner son adultère et l’assassinat du mari de Bath-Shéba et la mort de l’enfant illégitime, David fit un grand deuil « beaucoup de cinéma ». Il jette de la poussière sur sa tête et prie en pensant que Dieu va s’apitoyer et le prophète vient et dit : « Tu peux te lever parce que l’enfant est mort. »

David a essayé de compenser l’assassinat et ses conséquences en pensant qu’il pouvait attendrit le cœur de Dieu. Pourtant, c’est pas rienDavid, il avait fait de nombreuses guerres, avait amassé de grands butins,trésors : comme de nos jours on peut faire de nombreuses missions, des centaines de baptêmes, de grandes guérisons, de belles bénédictions. Les chrétiens remportent aussi de grandes victoires au Nom de Jésus.

David, lui n’avait pas réglé son problème, malgré toute sa bonne foi.Dieu lui dit : « Non, non ce n’est pas toi qui construira le temple ; toi tu as mis de côté les matériaux, mais celui qui aura les plans, c’est ton fils.

Le marchandage : je donne un peu de ma personnalité pour obtenir en échange plus de pardon. Dieu n’en veut pas ! Parce que tout est accompli par Jésus-Christ. Certains pensent : bon, je ne règle pas mon problème, mais je vais donner un peu plus d’argent dans ma dîme. Non ! Le problème restera toujours à régler… ? Alors, j’irai à toutes les réunions,Seigneur, à toutes, toutes.

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Mais tu peux même mettre ta caravane dans la cour de la salle d’évangélisation, le problème n’en sera pas réglé pour autant. Non, le Seigneur ne veut pas que tu le prennes en otage. Règle ton problème : arrache, défriche les racines du mal, fait face à ta responsabilité toi- même !

Voyez la prière du pharisien dans le temple. Comme il est méchant, il se trouve bien et il se dit : « Je vais épater Dieu ». Tu vois comme je suis bien, moi, je ne suis pas comme lui, je ne fais pas comme lui, regarde- moi…je suis le mieux, c’est l’autre le méchant !

Le pharisien fait une projection de son hypocrisie sur un pauvre bougre, puis il rentre chez lui, et sûrement sans être justifié. Le pharisien rentre avec un deuxième problème, il a été hypocrite aux yeux de Dieu et accusateur, sans compassion, ni miséricorde envers l’autre.

Il y a tant de prières qui peuvent être hypocrites. Réglons nos problèmes, aujourd’hui, maintenant, car on ne trompe pas Dieu.
Le Psaume 78 :36 dira : « Mais ils le trompaient de la bouche et ils lui mentaient de la langue. » Il faut arrêter de vouloir transférer nos fautes sur les autres.

Dans l’ancien testament, on parle souvent de bouc émissaire ; le bouc émissaire, c’est le symbole fort du transfert de péché.

Avant de sacrifier un animal, les hommes qui avaient besoin de se faire pardonner ou de vouloir rétablir sa communion avec Dieu, l’homme posait la main sur un bouc. Ce geste était censé montrer que la faute et le péché de l’homme étaient transmis, transféré, reporté sur l’animal et l’animal était sacrifié (ou chassé dans le désert).

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Lorsque Jean-Baptiste voit venir vers lui Jésus, il le désigne en disant : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » En disant cela, Jean-Baptiste définit Jésus comme le Bouc émissaire, celui sur qui toutes les fautes de tous les hommes de tout pays et de tout temps, leurs fautes vont être transférées sur Jésus.

Jésus-Christ, en mourant sur la croix, donne sa vie en sacrifice, entraînant dans sa mort le péché de chacun et de tous, dans la mesure que par cet acte éternel, il est devenu pour nous tous le Bouc émissaire : à condition que tu le reconnaisses comme tel, comme ton Sauveur, le régénérateur de ton Ame.

Alors, plus besoin de dire : C’est pas moi, c’est l’autre. Jésus a tout accompli pour nous tous.

Le cadre de ma chère maman est brisé, mais je pardonne à mes petits- enfants, vu que Dieu m’a tant pardonné.

Que Dieu vous bénisse à tous et je finirai par ce psaume de David, psaume 32.5 : je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité, j’ai dit : j’avouerai mes transgressions à l’éternel ! Et tu as effacé la peine de tous mes péchés.

Le Vieux Papou,

Pierrot

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Pierre Micheletti 24120 PazayacTEL : 05.53.50.21.10

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