LE GRAND FRISSON

Me voilà de nouveau en cet automne 2010 devant un petit feu de bois, à même la terre, à côté de ma caravane à chevaux et je pense, je ressens même que je n’ai plus la vigueur que j’avais auparavant : cette arthrose m’a rongé à petit feu, et même mangé un genou. J’ai peut-être acquis avec le temps et les épreuves un peu plus de connaissance dans des profondeurs de la parole de Dieu. Mais j’ai perdu beaucoup de mon zèle sous le poids des années, des épreuves et de la lassitude.

Alors, assis sur mes rêves et expériences d’autrefois, je regarde se consumer ces quelques braises de bois, tout songeur, rêveur, comme une vie qui se consume, je pense que l’on ne peut pas être et avoir été.

Quand brusquement et sans crier gare, je reçois une tape dans le dos, quel choc d’étonnement ! Si j’avais eu un dentier, je me l’aurais avalé jusqu’au fond de l’estomac. Cette douce et tendre caresse m’a fait un bleu, un hématome, suivi d’une boule de sang caillé tout le long de la colonne vertébrale. Quelle surprise ! Tout cela par la douce main de ce mignon tout plein Piterritch qui, accompagné de Coyote, des jumelles et assurémentRizo plus mes bons copains lecteurs, d’un petit nouveau qui promet, c’est le frère du Coyote et du calo mouill, un charmant binbim du nom deSINAÏ.

Alors je reprends mon souffle, je ramasse mes vieilles lunettes (qui avaient voltigé), je lève les yeux, je me les vois autour de moi et tout cela pour une simple question : ils ont failli me paralyser pour une simple question. Et bien sûr, c’est l’intellectuel Rizo qui la posera ?

Papou ! Le Seigneur il aime bien même les bandits ?
Oui, vous voulez parler du Christ et les deux Brigands (que je réponds de suite à moitié mort),

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Pazayac, Octobre 2010

alors je vais vous lire ; pour vous aussi amis lecteur ce passage de l’Evangile de Luc 29.39.43 :
« L’un des malfaiteurs qui était crucifié, aussi l’injuriait en disant : si tu es leChrist, sauve-toi toi-même, et nous aussi.

Mais l’autre le reprenant lui dit : ne crains-tu point Dieu, puisque tu es condamné au même supplice ? Pour nous, nous le sommes avec justice, car nous souffrons ce que nos crimes méritent, mais celui-ci n’a fait aucun mal. Puis il dit à Jésus : Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton règne. »

Et Jésus lui dit : je te le dis en vérité que tu seras aujourd’hui avec moi dans le Paradis.

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Aujourd’hui dit le Seigneur au brigand repentant, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. Jésus n’indique pas une période placée à une grande distance, non c’est aujourd’hui même !

Jésus ne parle pas de son entrée dans le Paradis comme d’un temps éloigné. Il dit aujourd’hui, ce jour même, dès l’instant où tu l’acceptes comme Sauveur.

Bien aimé du Seigneur, observé comme ce temps est très rapproché, à moins que tes oreilles soient bouchées et les yeux fermés. Cette lecture, ne te donne-t-elle pas le grand frisson en plaçant si près de toi le lieu qui doit être ta demeure pour l’éternité ? Le choix t’est présenté maintenant :Bonheur ou Misère ? Tristesse ou Joie ?

La présence de Jésus Christ ou la compagnie des démons (tout cela si près de nous). Un jour ou l’autre, tu auras à prendre cette décision !

Il n’y a qu’un pas, disait David, entre moi et la mort (1 Sam 20.3.). Dès que tu fermeras les yeux, tu les réouvriras avec Dieu ou avec Satan. Il n’y a qu’un pas, pouvons-nous dire aussi, entre nous et le paradis ou la

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ruine Eternelle de l’enfer. Il y a deux maîtres qui réclament ton Âme après la mort, mais tu ne peux aller qu’à un seul endroit.

Bien qu’aucun de nous ne se représente : la réalité de ce fait, de cet itinéraire comme nous devrions le faire, on fait comme si cela était normal, sans aucune inquiétude.

Nous devons cela à notre état de rêverie et de somnolence, on se joue une comédie journalière de tiédeur dans laquelle nous entretenons notre esprit et notre aveuglement.

Et nous avons pour habitude, quand on est face à la mort, d’en parler comme s’il était question d’un long voyage, seulement d’un au revoir. On ne pense pas au Grand Frisson. Dès que la mort a frappé on n’en parle même plus, fini ! On fait comme si nos pauvres défunts venaient de s’embarquer pour une longue route ou une longue traversée ! En réalité, leur port ou leur destination est plus proche que l’on veut bien l’imagineren réfléchissant bien, en lisant bien les Evangiles.

Pendant que nous les pleurons et que l’on s’occupe du deuil ou même de leur sépulture, l’Âme de nos bien-aimés est déjà dans la présence de Jésus Christ. Ils sont affranchis pour l’éternité du fardeau de la chair : ils sont dans un lieu où les méchants ne peuvent plus les inquiéter et où ceux qui étaient fatigués se reposent pour l’Eternité. Ce lieu céleste a pour nom :Paradis (au cas où tu n’en n’aurait jamais entendu parler).

Vous qui me lisez, écoutez bien : le jour même où les rachetés (voire) les chrétiens meurent, ils ferment les yeux à cette terre pour les rouvrir enune fraction de seconde dans le paradis avec Dieu et Jésus Christ.
Leur combat est terminé, leur lutte est finie. Ils ont tout simplement traversé cette sombre vallée de la mort, où nous devons tous les suivre, un jour ou l’autre, ils ont vidé la dernière coupe d’amertume, que la vie de péché avait préparé pour l’homme.

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Ceux qui nous ont devancé sont de suite parvenus dans ce lieu où il n’y a plus ni chagrin, ni maladie, ni pleurs, ni racisme, ni couleur de peau.

Bien aimés, je vous le dis, moi, vieux Papou avec tous les malheurs qui sont mis sur ma route que nous ne devons plus et pas pleurer sur eux,mais sur nous-mêmes : parce que nous luttons encore, nous sommes encore en plein combat contre la chair et contre toutes ces influences que le Diable nous envoie journellement.

Mais eux qui nous ont devancé, ils sont dans la Paix : nous travaillons matin et soir et eux ils se reposent ; nous veillons, eux ils dorment ; nous portons bien que mal notre armure spirituelle : eux, ils l’ont déposée au pied de Dieu et de Jésus : nous naviguons encore sur cette mer déchaînée qui est le monde. Eux, ils sont dans le port en toute sécurité. A nous les pleurs et la souffrance, à eux la Joie et la Paix, nous sommes encoreerrants et vagabonds sur cette terre et même étrangers, rejetés par tout le monde : mais eux, ils sont arrivés et installés dans la maison du père, dans le Jérusalem céleste.

Bien aimé du Seigneur, en réalité mieux vaut être mort en Christ que d’être encore du nombre des vivants, alors mieux vaut pleurer sur notre état plutôt que de pleurer sur eux ; ils sont mieux où ils sont que là où nous sommes, à condition de se savoir repenti et d’accepter Jésuscomme son sauveur : tout comme simplement ce Bandit sur la croix.

Malheureusement je crains qu’une multitude de gens ne se fassent des idées ou même soient dans une erreur totale sur ce point doctrinal : qu’ils soient Catholiques, Romains ou Protestants : parce qu’ilsenseignent tous et vivent la doctrine du Purgatoire et par cette fausse doctrine, ils se font d’étranges idées sur les conséquences immédiates de

leur mort.

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Ils se font une idée vague et fantastique de l’existence d’unintervalle ou d’un espace de temps entre la mort et le Paradis éternel ou l’enfer et c’est malheureusement faux.

Ils s’imaginent même qu’ils devront subir un changement par suite d’une espèce de purification « purgatoire ». Tout cela est faux : il n’y a aucun changement à attendre après la mort, aucune conversion dans le tombeau : après avoir rendu le dernier soupir, il n’est point donné de cœur nouveau ! Après la mort, finie la repentance, après la mort, plus de choix.

Le jour même où nous mourons, nous entrons dans l’Éternité : le jour même où nous partons de ce monde, commence une condition de Paix éternelle ou de Tourment éternel et ce jour-là, il n’y a ni amélioration, ni changement à attendre. Ce choix, tu dois le faire tant que tu es vivant,après c’est fini, plus de marche arrière.

Selon ce que nous serons en mourant, nous serons après la mort. « Là où l’arbre tombe, là il reste. »

Toi qui a la patience pour me lire, je peux me permettre de te dire quesi tu es inconverti, alors ceci doit te donner à penser ? Et même d’avoir leGrand Frisson ! Tous les jours vous frôlez la porte de l’enfer ? Aujourd’hui même tu peux glisser (mourir) et si tu meurs sans avoir accepté Christ comme sauveur : tu ouvriras une seconde après la mort les yeux dans lestourments de l’enfer avec pour maître le Diable.
Par contre : si tu es chrétien, tu es bien plus près des cieux que tu peux te le penser. Aujourd’hui, même si le Seigneur Jésus t’appelles, tu seras dans le paradis, le bon pays de la promesse est tout près de toi : plus près même que tu le penses !

Moi, vieux Papou, par ces quelques lignes mal expliquées et dans l’humilité, je te dirais à toi : vois quelle fut la conduite du brigand repenti,

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suis et imite son exemple ; vois comme il criait à Jésus et vois quelle réponse il a reçu de Jésus Christ.

Mais ces humbles notes de ce petit vieux bohémien peuvent tomber entre les mains de quelque homme du monde fier et orgueilleux, alors s’il en est ainsi, qu’il prenne ces humbles notes comme un avertissement. Et je lui dirais : mon ami, vois le brigand critiqueur, incrédule, mourir tout comme il avait vécu, il savait tout, toujours critiqueur, toujours insoumis, rempli d’orgueil, toujours à contester, toujours à regarder au témoignage des autres et à juger des autres.

Je lui dirais donc : redoute, attends toi à une fin semblable à la sienne, mais je ne pourrais m’empêcher de lui dire avec amour.
Oh ! Frère « ou » Sœur égaré, ne soyez pas si confiant dans votre orgueil, de peur que vous ne mouriez dans vos péchés. Cherchez le Seigneur Jésuspendant qu’il est encore temps et pendant qu’il se trouve, tournez vous vers lui ; ne choisissez pas l’enfer, ne prenez pas si tant soin à votre corps périssable : car la destination de tous les corps finiront en décomposition, même ceux des chrétiens, finiront en poussière dans la terre. Seule l’Âme est éternelle et deux maîtres la réclament : mais un seul endroit.

Frère et sœur, ne vous contentez pas du drapeau du christianismeou du petit poison derrière vos caravanes ou d’une croix dans vos maisons, que même les gens du monde ont adopté. Entrez plutôt dansl’esprit du brigand repenti. « Repentez-vous, faites la paix avec Dieu.» Cette affaire est pour toi, elle te concerne au plus haut niveau,

même ces humbles notes de ce Romanichel peuvent être lues et tomber entre les mains de quelqu’un qui pleure la mort d’un ami ou de la famille.

Alors, avec respect, je lui dirais : consolez-vous par ce passage de l’écriture qui dit : « voyez comme votre bien aimé est dans de meilleures mains : où pourrait-il en trouver ailleurs de pareilles ? » Il ne fut jamais

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si bien pendant toute sa vie qu’il est en ce moment même. Il est avec Jésus Christ, avec celui que son Âme aimait sur la terre, Christ que nous aimons sans l’avoir vu.

Ah ! Arrêtez, cessez de verser des larmes. Egoïstes, mais réjouissez- vous plutôt de ce qu’il soit affranchi de toutes les peines de la vie et de ce qu’il soit entré dans le repos éternel pour l’éternité avec Dieu.

Allez, je pousse ma plume ou mon stylo un peu plus loin : ces notespeuvent tomber entre les mains de quelque serviteur du Christ ou servanteavancée en âge. Avec respect, je lui dirais en lui montrant ces passages : « Regarde comme tu es près de la maison du père ; encore quelques jours detravail et de douleur puis le Roi des Rois t’enverra chercher et en un instant ton état de guerre finira et tu seras entré dans le séjour de la Paix éternelle, tu as combattu le bon combat de la foi ».

Mais attention dans cette lecture des Evangiles, on peut voir que lebrigand avait encore un peu de temps pour se repentir, ce qu’il s’est empressé de faire.

Mais en sera-t-il ainsi pour toi ? La mort frappe parfois brutalement sans crier gare. Toi, auras-tu le temps avant de fermer les yeux définitivement, de te repentir ? « L’accident », « les tueries » ou la maladie qui te privent de tes facultés mentales et qui t’empêchent de penser et de parler où l’humain est parfois semblable à un légume, auras-tu le temps face à l’accident cardiaque ou face à une névrite, seras-tu toujours conscient pour te repentir ? Alors mon ami, n’attend pas le dernier moment pour faire la paix avec Dieu, et pour te repentir devant Jésus Christ.

Car demain ne t’appartient pas. Cette décision, tu dois la prendre aujourd’hui même, n’attend pas demain, tu ne sais pas comment sera ton état physique face à la mort.

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Je regarde autour de moi, ils sont toujours là, mes gaillards de Pazayac ; les yeux grands ouverts, ils ont été intéressés par le

« Grand Frisson »
Que Dieu permette qu’il en soit pareil pour toi qui me lis en pleine conscience, toute décision doit se prendre quand on est encore en vie et après, c’est trop tard. On peut être surpris comme moi je l’ai été par la douce claque de Piterritche dans mon dos, je ne m’y attendais pas ! Est-ce que toi tu es prêt pour voir Jésus face à face ? Où seras-tu surpris

comme moi près de ce petit feu de bois ?

Je termine en vous embrassant à tous, prenez garde, soyez réconcilié avec Dieu.

Dieu a donné ces quelques pensées à ce vieux bohémien, pour que l’on ne soit pas surpris à la seconde où se présentera la mort.

Obstination, Tradition ou Repentance

La pensée de l’Eternité est devant toi. A toi de choisir : Paradis ou Enfer ?

Papou

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Pierre Micheletti 24120 PazayacTEL : 05.53.50.21.10

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