TERRAINS DÉSIGNÉS

Avec un cœur gonflé comme un hérisson bien gonflé, je suis sur la route qui descend au soleil, car la misère est moins pénible au soleil que l’on s’imagine ? Mais en réalité c’est bien pareil, elle est comme une tique, elle s’accroche aux pauvres, même au soleil.

Je viens de me passer 30 jours de vacances à l’ombre au château, aux frais de l’État, tout nourri, logé, blanchi, pour motif que mes chevaux ont mangé les fleurs d’un monument aux morts de 14-18, la veille de la commémoration. Ils m’ont jeté dehors de cette pension gratis, donc je n’ai aucun regret, il y sentait trop le moisi et aussi parce que la Mamie a installé la caravane et les chevaux devant le portail de cette résistance forcée et d’après que ça leur donnait à ces pensionnaires forcés trop de mauvaises idées à ceux qui étaient renfermés derrière leurs barreaux à double tour. « Voir » cette caravane symbole de liberté, un souffle de liberté les avait envahis à tous et ils pleuraient matin et soir comme des gamins et ceux qui sortent provisoirement pour rentrer le soir même, ils oublient tous de rentrer, animés par une fugue totale, en courant comme des petits fous dans les bois pour attraper la liberté qui était devant eux. La présence de cettecaravane était une clef, un déclic pour une cavale improvisée, champêtretu me diras : qu’il faut peu de choses des fois pour trouver la liberté, car ce qui compte, c’est d’avoir l’esprit « libre ».

Un corps (la chair) tu peux l’enfermer ; mais l’esprit, même fermé à double tour ou dans une cage de luxe, tu ne peux pas l’emprisonner, l’esprit est vagabond comme un Bohémien.
La liberté : ne signifie pas que l’on soit libre sans la moindre restriction pour agir selon nos instincts et nos égoïsmes donc dans un pays, l’homme est « libre » mis il doit respecter les lois de son pays pareil en ce qui concerne les choses de Dieu, l’homme est libre de choisir, et il peut faire lebien ou le mal ce qui est juste ou injuste c’est ce qui s’est passé dans lejardin d’Eden Dieu a dit : « Tu ne feras pas. » Adam avait bien compris directement ce qui était Bien ou Mal. Nous, c’est pareil, pas la peine de nous faire du cinéma ! Notre conscience nous parle.

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Payazac, Décembre 2011

Sur ma route, direction du soleil : je décide de m’arrêter pour quelques jours dans ce village Dordognard, bien qu’il soit en pleine ombre le pauvre. En traversant ce village à la vitesse de mes chevaux, je remarque vite que les habitants sont épais comme des vers à lampe et gais comme des portes de prison, avec le nez qui leur entre dans la bouche il y a une telle abondance dans ce charmant village que les rats et souris fuient des greniers avec des larmes aux yeux, car les quartiers de lards qui sont dans les greniers sont plus fins que des lacets de souliers, les habitants de ce village fleuri me lancent des regards comme les « lance-flamme » des « S.S » quand ils passaient à la broche nos pauvres ancêtres. J’aurais dû m’en douter : sur le panneau, à l’entrée du village, il était signalé « mendicité interdite, réservé aux gens du village. Mortel, non ! »

En regardant au ciel cherchant pour voir une présence plus agréable et plus belle, mes yeux se portent sur un vol de corbeaux lugubres : ils volent tous aussi sur le dos pour ne pas regarder en bas, pour ne pas voir la misère de ces Dordognards poissards avec leurs figures pointues comme des lames de couteaux pour mieux fendre les vents.

Alors, à 2 kilomètres, à la sortie de ce village (où que rien n’attire ton regard), j’ai continué avec la peur au ventre, « direction porte de l’enfer sur terre » ou « trou de l’enfer », l’appellation va bien avec le village !
En passant devant le cimetière, avec pas une fleur et totalement sinistre, avec quelques petits vieux à la porte qui attendent leur tour et à côté de la station d’épuration qui pue la mort, il y a un bourier (dépôt d’ordures) avec plein de cadavres de rats morts par la faim. Et là, juste à côté se trouve leterrain aménagé pour les gens du voyage, ceux qui ont toujours étérejetés, jamais intégrés. Cet emplacement va bien avec le charmant village, il y a le même parfum, la même atmosphère, il y a des clôtures en fil de fer barbelé de 3 mètres de haut, un grand portail s’ouvre et un homme apparaît en habits de guerre, avec dans chaque main des chaînes et un chien berger allemand féroce au bout des chaînes. A la vue de ce réjouissant spectacle, Rizo et les jumelles se jettent sous l’édredon et laMamie elle, est dans le coma, elle ne respire plus, elle suffoque de peur, dans quelques instants çà va même sentir mauvais !

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Moi, tout simplement, après en avoir tant vu de ces mauvais passages, je pense que les « S.S. » ont laissé plus de traces que l’on ne pense « pour les enfants de la honte », et que cette génération de fils de la honte pratiquent encore les mêmes méthodes que pratiquaient ces « S.S » leurs père de passage en France (un chien ne fait pas un chat). Alors ce mignon gardiensympathique, tout plein m’ordonne avec sévérité, les yeux remplis de flamme et bavant de méchanceté, d’avancer plus vite et me désigne brutalement un emplacement pour 48 heures. Mes yeux se portent sur les gens du terrain, aussi sympathiques que les fanatiques Chrétiens dePazayac City : pleins d’amour, ils fuient tous mon regard de peur de ce sympathique monsieur le gardien, ceux-là, de Pazayac, fuient leur culpabilité. Je pense fortement, quand les jeunes de chez moi vont arriver, çà va être sûrement sa fête à ce gardien, ils vont gentiment lui soigner les côtes et quelques boules de sang caillé et les deux chiens vont finir en chien d’hérisson ! Et lui, le gardien « SS Hitlérien » avec quelques hématomes et de suite transformés en « Jeannine polissonne » !

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Les gens de ce terrain accueillant : sont tous boiteux ou manchots ou borgnes ! Rizo pend la parole et me dit :
– Ils ne doivent pas être commodes ?
Je réponds à Rizo :

– Ne crois-tu pas que c’est celui qui leur a fait cela qui ne doit pas être commode ?
– Allez, on va s’endormir du sommeil des braves que d’un seul œil, l’autre servira à faire la garde et on verra au matin. C’est là que la vie commence, car la nuit est faite pour dormir et rêver.

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Au matin : de cette belle matinée de printemps je suis encore au lit dans ma caravane. Les fenêtres sont grandes ouvertes, je suis là, flemmard, à reposer mes vieux os, ma vieille louloute est déjà debout, le nez dans les

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gamelles et là, dehors, tout autour de ma caravane, tout un petit monde commence à s’animer. Celui-là ! Il part chiner, mais ça fait bien une heure qu’il fait ronfler le moteur de son fourgon soit qu’il ne veut pas démarrer à froid bien qu’il fasse de bon matin ce jour-là 30 degrés de chaleur, soit il attend pour se trouver un associé. A le voir faire, tu vois vite qu’il s’en tient une bonne couche et assurément, si il avait dû la payer à la naissance, il n’en aurait sûrement pas pris tant ? Il est à la masse complètement le malheureux !

Mon regard se pose sur un autre sujet. « Quelle beauté », elle ressemble à tout et à rien, du genre qu’on voit vite passer dans des films d’horreur, elle a un enfant agrippé sur elle de chaque côté et un troisième qui lui tient la robe, et les trois enfants pleurent, car la faim les tenaille de bon matin et madame elle, n’est pas d’humeur à la plaisanterie ce matin, vu que son bien-aimé est entré bleu à quatre heures du matin et qu’il l’a souffletée légèrement, à voir ses deux yeux bien bleus et son nez rouge bien enflé. Brusquement les nerfs lui prennent, elle explose, alors elle claque par terre son charmant bambin et à qui le tour ? Tout ce qui bouge ou passe à sa porte est juré en moins de deux minutes « car elle jure entre les dents ».

A part quelques belles expressions pour son doux mari, pour lui c’est à haute voix qu’il doit ramasser ces pauvres défunts, même à la pelle et même tellement qu’elle en dit « le pauvre mari aurait bien besoin d’une brouette pour ramasser tous ces pauvres défunts plus elle est animée et plus je pense à ce malheureux mari, pauvre victime, qui doit se la supporter été et hiver. Quel fardeau ! Je me mets tout à coup à penser comment doit être sa maman à cette charmante personne ?

Quelle belle « Rumba » quand sa maman, dans un instant, va venir lui prêter main forte, « quelle paire que çà va faire ! » En plus, le mari qui va avoir faim et qu’il n’y aura rien sur la table.

« Un tantinet bien mes voisins matinaux »

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J’avais bien vu passer : quelque chose, alors je me la guette de bon matin, elle démonte les enjoliveurs de sa caravane pour laver derrière elle et celle-là du genre nouveau riche, elle lave dix fois par jour la caravane intérieure et extérieure, même qu’il neige ou que tu crames au soleil, et interdit de monter dans la Waquie : pour elle les tôles sont une idole ? Par contre, ces charmantes allocations familiales (ses enfants) ont tous la morve au nez et sont tout nus et tout crus dehors. Et quand tu regardes machinalement derrière ses petits talons, elle a de la crasse qui ressemble à une croûte noire et qui lui monte jusqu’au mollet. Elle a pour habitude de se mettre de loin pour admirer son matériel, qui s’est tourné maintenant pour elle en idoles. Le tort de cette pauvre malheureuse, c’est qu’elle s’imagine qu’elle est la seule au monde à avoir un bout de tôle : alors, elle se les adore, et elle ne vit que pour cela et le peu qu’elle parle, toutes ses conversations sont basées sur le matériel « camping et camion », elle ne vit que pour cela. « C’est la folie du monde moderne, tous à la poursuite de la vanité ».
Toujours par cette fenêtre : mes yeux se portent sur elle, c’est son tour ? Comme un automate, elle descend de sa caravane au ralenti et là, sur le marchepied, elle lance ses cheveux en arrière et toute enfumée par la cigarette ou pétard, ses yeux sont rivés sur le sol pollué, c’est une mal-aimée du matin, elle ne voit rien, n’entend rien et tout à coup, elle se laisse tomber assis sur le marchepied de la caravane et se prend la figure entre les mains et là, elle soupire ? Tu sens que ça doit être une bombe, de la dynamite, sûr qu’elle doit pétér la flamme. De suite elle fume une cigarette et là, dans la fumée, les yeux rouges de sang, elle lance un hurlement « à son mari » : elle lui ordonne d’aller plus vite « chiner » ; le dur est obligé de descendre sans rien dire, car il est du genre bonne famille, il n’aime pas le scandale, car dans sa jeunesse, il rêvait à une femme « gentille, douce, polie » qui aurait fait la joie de ses parents. Manque de chance, c’est tout le contraire, « ses pauvres parents, ça fait dix ans qu’il les a pas vus, depuis qu’elle est mariée » mais elle n’a pas quitté le papa et la maman depuis qu’elle a capturé ce pauvre malheureux : Lui, il se prend insulte sur insulte, sans surtout broncher et il va chiner comme un petit commis, du matin au soir,

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et s’il n’a pas travaillé le matin, rebelote l’après-midi elle s’adresse à lui comme un capitaine de gendarmerie quand il s’adresse à un Tzigane pour le contrôler ou le faire partir d’une place.

  • –  Dépêche-toi, Guignol ! Va chiner !
  • –  Et le café, demande le matcho !
  • –  « Ta maman va t’en faire du café. » Va vite chiner ou j’appelle mon père et mes frères ; alors, il monte dans son fourgon et va chiner, la tête baissée et elle, elle reste assise, à fumer de plus en plus.
    Tiens, un autre sujet : cette caravane, la porte s’ouvre et laisse passer un, deux, trois, etc… une bonne demi-douzaine d’enfants à moitié nus, tous le cul à l’air ! Où vont-ils comme des canards les uns derrière les autres et bien ? Ils ne vont pas loin, juste derrière leur caravane et là, sur une seule ligne, ils se sont tous abaissés et ils discutent tous ensemble, tout en chiantdur ou mou, mais tout autour de leur caravane.

    Je ne te dis pas dans quelques jours, quand le soleil va frapper, l’odeur ! Pour eux, ça ne les gêne pas quand l’odeur est trop forte ou trop intense, ils ont l’habitude, ils déplacent leurs caravanes de quelques mètres, mais pour celui qui reste ou qui va camper son auvent, il devra se coltiner cette odeur tout le temps qu’il va rester là. Et je ne te dis pas quand les enfants viennent, les pieds pleins de M…… et qu’ils montent dans leurscampings.

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    Là-bas : un peu plus loin, tu vois ces deux vieilles femmes, il nous semblerait qu’elles sont en grande conversation, et bien non ! Elles sont face à face, debout, bougeant leurs bras, mais en réalité, elles sont simplement entrain de pisser debout, tu vois rien avec leurs longs tabliers noirs. « Pisser debout », c’est la coutume des « Pouchourie » (qui veut dire vieilles femmes), « Pouhoureaux » (vieil homme), lui il se pisse carrément dessus : en quelques minutes.
    Après le démarrage de plusieurs fourgonnettes, un grand calme revient, à part quelque traîne-savate et quelque liche-gamelle, que c’est leurs femmes qui vont chiner ou au marché toute cette petite population énigmatique

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est occupée à leurs activités familiales et là, les adolescents de huit à douze ans, qui sont les plus terribles, sont donnés à cœur joie.

L’après-midi, quand toute cette petite équipe est revenue de chiner, tu les écouteras parler, ils ont tout fait, tout vendu, mais en réalité ils n’ont rien fait, car certains ne sont pas capables de trouver un verre d’eau dans la mer (assurément, c’est tout de l’eau salée).

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Ce matin : je les vois avec des yeux d’observateurs, mais sûrement pas avec des yeux de critiqueurs ou moqueurs car pour moi, envers tout et contre tous, le Tzigane, le Bohémien est le plus beau de tous les peuples que Dieu a créé, le plus direct, le plus naturel et je crois sincèrement qu’il est le plus près de Dieu, avec leur esprit vagabond.

Après cette brève observation : je dois leur dire le sujet de ma visite et de ma présence dans ce charmant terrain désigné. Il me faudra les réunir et leur parler de ce Dieu qu’ils ne connaissent pas et de ce Jésus qu’ils n’ontjamais vu, mais qui les aime à eux.

Choses assez : difficiles de parler de conversion, de sanctification, à des gens hors la loi, rebelles, marginalisés par leur façon de voir et par leurs coutumes ou traditions anciennes ou encore par ce que leur ont faussement enseignés les Rachaïls sur les idoles ou sur leur Jésus mort et toujours cloué sur une croix, comme une idole non ressuscitée : difficile de les passer des ténèbres à la lumière, difficile d’enlever les écailles de leurs yeux, « si on n’auraient pas l’aide du Saint-Esprit. »
Car il ne faut pas oublier : que ces gens ont leur façon de vivre avec le pécher et ils sont habitués, ils cohabitent bien ensemble, c’est tout à fait normal et quand tu arrives brusquement et tu leur apprends qu’ils ne sont que des rejetés, incompris, mal-aimés, errants et vagabonds, méprisés de tous, ça ne leur plait pas à tous et un combat peut vite démarrer ou que tu leur expliques ce que enseignait Paul aux Romains 5-8 « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs Christ est mort pour nous. »

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Bien-aimés du Seigneur : de ce terrain ou de bien d’autre ailleurs. Lorsque le Seigneur Jésus-Christ se fait connaître ou s’introduit dans une vie, une famille, cela ne se fait jamais sans batailles ni combats. Jésus- Christ : « réclame toute la place » dans nos cœurs, dans nos pensées, nos esprits, même dans notre emploi du temps, ou façon de voir.
Mais le problème : est que tout cela n’était pas libre, cela appartenait au vieil homme : à nos anciennes façons de faire ou même de voir, à notreancien esprit Pécheur.
Donc : il y avait un ancien propriétaire « Le Dieu Moi ». Alors, fort de ses droits de premier occupant, ce Dieu Moi avec ce qui s’appelle égoïsme,indifférence, orgueil, cupidité, prétention, colère, jalouserie, etc… (tu lui donneras bien le nom que tu voudras), il ne veut pas laisser cette place, il se croit maître dans ce corps souillé ou il demandera à avoir un droit de passage, un droit d’entrée dans son ancienne demeure.
Tout ce que je sais, moi vieux Bohémien : c’est que toutes ces passions ou péchés n’ont pas envie de se laisser déposséder de leurs places de cette chair : après que Christ est entré dans une vie, il y a un bouleversement total dans cette vie. Et quand c’est dans un foyer ou famille, c’est pareil, c’est la guerre (l’un croit et l’autre conteste).
Dans l’Evangile de Matthieu 10.34 : Jésus dira : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée »

  • –  Papou, c’est quoi l’épée ?
  • –  Eh bien, c’est une arme à double tranchant. Amour et Vérité. L’amour sans la vérité n’est pas valable : et la vérité sans l’amour n’est pas valable non plus, il faut les deux ensemble.

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    Alors la chair corrompue : avant de faire la paix avec Dieu en acceptant Jésus-Christ comme alliance dira si le nouveau maître Jésus- Christ consentirait à quelques petits compromis, on pourrait peut-être s’arranger « surtout dans le commerce » c’est la chair avec ses influences de l’Antéchrist qui parle en la personne, au moment d’accepter Jésus-Christ

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et sa lumière, car il faut très peu de choses parfois pour sombrer dans le plus grand péché et être envahi par le péché ; un petit péché suffit et devient un grand péché, une séparation avec Dieu.

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Je vais vous conter : une petite histoire vraie d’un vieux Bohémien : un jour, un couple de gens du voyage était jeté sur le bas-côté d’un chemin avec leur pauvre petite caravane et la femme allait chiner à blanc (ce qui veut dire mendier) et en frappant à une porte, elle est reçue par un brave petit gadgeaux et cette femme, qui n’avait pas la langue dans sa poche, vante le bonhomme au sujet de sa maison.

– Vous avez une belle maison, Monsieur, nous on vit presque dehors dans une caravane.
Le gadgeaux : lui répond qui a plusieurs maisons comme celle-là. Et que si elle en voulait une maison, il lui en donnerait une. Alors, elle entre vite vers son Morche (homme) et elle lui explique tout. Le mari a pour réponse « c’est un vicieux sadique ». Non, Non ! Répond la femme, il veut vraiment me donner une maison. Alors, le lendemain, à la première heure, les voilà devant le Monsieur. L’homme prend la parole et dit au gadgeaux :

  • –  Tu veux vraiment me donner une maison ?
  • –  « Oui, Oui ! » répond ce brave homme.
    Le gitan demande s’il n’aura rien à payer et si la maison sera totalement à lui et à sa femme.

– Oui, totalement, vous pourrez en faire ce que vous voulez à une seule petite condition ?
Le Bohémien, un peu fâché, répond :

  • –  Je savais bien que ce n’était pas normal, c’est quoi la condition ?
  • –  Rien ! Installez-vous et nous verrons après.
    Donc ils s’installent, ils mettent la vieille caravane de côté, ils sont bien au chaud et pour eux le grand confort luxueux et un jour vient le petitgadgeaux !

    • –  Vous êtes bien installés, demanda-t-il ?
    • –  Les rabouins ! répond : oui, oui !

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Et le donneur de maison repart sans rien demander.
Le Bohémien, pris de jalouserie, commence à penser qu’il a des idées sur sa femme : et un beau matin le voilà de nouveau « tout va bien ». Le Gitan prend la parole et d’un ton sévère lui dit :
– Qu’est-ce que tu veux ? Tu nous l’a donnée oui ou non cette maison ? Alors arrête de venir nous perturber notre foyer !
Alors ce petit monsieur aura pour réponse :

  • –  Il est vrai que je vous ai donné cette maison, mais à une seule condition !
  • –  Bon, quelle est cette condition, répondra le SDF.
  • –  Eh bien, vous voyez ce clou ? Je veux planter seulement ce clou, la maison est à vous, mais le clou est à moi, vous faites de la maison ce que vous voulez, vous en êtes propriétaire, et moi je serai propriétaire de ce petitclou, où voulez-vous que je le plante ?

– Là, derrière cette armoire !
Et le monsieur s’en va comme il était venu. Le Tzigane ne peut s’empêcher de dire : « dinello, gadgeaux dinau ».
Quelques temps se passent : et revoilà le Monsieur.

  • –  Qu’est-ce que tu veux ? dira le Bohémien.
  • –  Rien, rien, la maison est bien à vous mais dans les conditions que vous avez acceptées, le clou est à moi et je peux en faire ce que je veux. Et leMonsieur a un panier à la main.
    – Je veux donc suspendre ce panier à mon clou, c’est nos conditions rappelez-vous, vous avez accepté, nous étions d’accord ; et dans ce panier il y avait des serpents et une odeur diabolique, insupportable.
    De peur pour leurs enfants : ce foyer de Nomades a dû reprendre la route car la maison était devenue irrespirable et invivable et tout cela par rapport à un petit clou qu’ils ont accepté. Il ne faut pas grand-chose parfois pour faire entrer le péché et pour qu’il s’installe à jamais dans ta vie ou dans tonfoyer.

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    Revenons à notre pensée : Jésus-Christ ne veut rien entendre d’une telle cohabitation avec les compromis du péché « Tu ne peux pas servir deux

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maîtres à la foi » tu es avec ou contre, donc il n’y a plus qu’une seulesolution : la lutte intérieure.
Je ne suis pas venu apporter la paix mais l’épée à double tranchant.

A première vue, cette parole parait étrange dans la bouche de notre Sauveur Jésus-Christ : qui est l’amour même et la miséricorde à son plus haut niveau, donc il serait même injuste d’imputer cette lutte qui nous déchire intérieurement à Jésus-Christ il faut savoir à qui l’on veut appartenir et on pourra dire : « Ce n’est plus moi qui vit, mais Christ vit en moi et nous ne devons pas accepter des droits de passages de l’ancien propriétaire dans ta vie.

Un jour viendra: où que l’on fera pour certains une terrible découverte : ils verront que le péché habité en nous et que ça nous gêne pas du tout et c’est même normal, car on dormait spirituellement, influencés par l’Antéchrist et par le péché.

On n’était pas réveillé par la grâce de Jésus-Christ et par le Saint- Esprit, donc auparavant on se voyait bien avec nos péchés et un peu avec Dieu. Tout cela cohabitait tant soi peu ensemble que nous pensions, certains ont même plusieurs clous plantés dans leur vie « d’autres c’est toute une boîte à clous dans leur foyer ».

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Jésus-Christ a bien dit : « Je ne suis pas venu sur terre pour apporter la paix mais l’épée. » Alors, maintenant lorsque les Evangiles, vérités absolues

s’est fait connaître à nous errants et vagabonds : nous qui ne savions pas lire du tout et que nous étions dans l’erreur la plus totale au sujet de la vérité Biblique car faussement mal enseignée par les Rachaïl vu que l’on ne pouvait pas les contredire « on savait pas lire » ils nous en mettaient plein la tête des traditions et mensonges idolâtres maintenant que l’Evangile véritable s’est fait connaître à nous qui ne méritions rien, délaissés de tous, c’est la lutte continuelle, tiraillements intérieurs, car le bien de la vérité ne peut cohabiter avec le mal « donc guerre ».

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Reste à savoir : mes bons frères que les demi conversions font des défaites totales, complètes dans le Royaume des cieux.

Alors, que de tentations à fuir ce champ de bataille en rétrogradant,

et en acceptant de vouloir vivre un peu avec le péché (le Diable) et un peu

avec Dieu « tu as mis la main à la charrue, tu ne dois pas regarder en arrière », tu

dois lutter en toi-même et aller de l’avant.

Il faut aussi : tous changer dans leurs vies, une révolution intérieure, il

mentait, il ment plus, il se saoulait plus d’alcool, il avait le coup de poing

facile : il doit maintenant être tempérant, ils juraient les morts, ils ne jurent

plus, il chtoravait, il est devenu honnête.

Maintenant : tu as la liberté du choix : Dieu combat en toi, avec le Saint-

Esprit, pour te mener sur le chemin de la sanctification, chemin des

victorieux où une place t’est préparée au ciel. Mais de notre cher corps

nous ne pouvons rien attendre de bon de ce vieil homme naturel, il nous

conduira jamais à la sanctification, mais bien au sens opposé.

Donc : tu as la liberté du choix : Dieu fera 9 pas vers toi mais il ne fera pas leème

10 ,c’estàtoidelefaire?
Dieu : nous incite à nous repentir par le Saint-Esprit mais Dieu ne peut pas se repentir pour nous. La repentance : ne peut être accomplie que par la personne, Bohémien ou non ! Personne qui a commis un acte condamnable,répréhensible, mais Satan dira que c’est rien, pas grave ; alors il y aura un combat intérieur qui s’engage, « le bon contre le mauvais ».
Puis une tristesse : de culpabilité s’établit en la personne qui lutte intérieurement, car cette personne s’aperçoit qu’il vit et nourrit le péché et que le mal est en lui : « Tu ne peux pas servir deux maîtres à la fois »

La tristesse : pour Dieu produit une repentance à salut tandis que latristesse du monde produit la mort, la tristesse de ceux qui n’ont pas fait la paix avec Dieu, les asiles en sont pleins, dépressifs, agités, insomniaques, grands nerveux, tourmentés, paranoïaques.
Dieu : ne veut pas forcer l’homme à se repentir. Non, faire cela serait violer la liberté humaine et ne serait pas apprécié par nous « gens du voyage, hommes de totale Liberté » : appelés aussi fils du vent : car les vents

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soufflent, mais tu ne sais pas d’où ils viennent ni où ils vont ! Pareils pour nous, nomades, tu ne sais pas d’où on arrive et où l’on va !
Ce que nous avons appris : dans les Évangiles, c’est que « là où le péché abonde la grâce de Dieu surabonde », on ne sait peut-être pas bien lire, mais cela on l’a bien vite compris et vu !

Donc tout homme doit faire son choix librement.

Lucifer : devient Satan lorsqu’il fit son choix fatal « et qu’il a dit je monterai par-dessus les hauteurs des nuées, et je serai comme le très haut : » remarquez

bien, mes amis, mes frères où était Lucifer : dans le ciel il a péché par sonesprit, en pensée, il y a toujours un choix à faire, puis vient le combat interne et là, Satan a perdu le combat et il a été précipité en bas, dans l’enfer éternel où il n’y a que des remords.

Voyons aussi pour notre Sauveur Jésus-Christ dans les moments de combat et de tentation à Gethémané. Christ nous révèlera sa puissance et sa sainteté lorsqu’il cria en buvant cette coupe amère « non pas ma volonté, mais la tienne Père ». Voilà la victoire totale pour nous.

Il y a : il est vrai une énorme différence entre Christ et Satan, c’est la même différence qui existe et qui sépare le Chrétien et le pécheur, le ciel et l’enfer, c’est toujours la même différence. Alors, il nous faut des combats, des épreuves, car c’est par cela que nous pouvons glorifier Dieu : et lui appartenir Corps – Âme – Esprit et l’ancien propriétaire a perdu la bataille, « fermer le droit de passage » : il ne viendra plus. Et nous voilà donc vainqueur dans le sang de Jésus-Christ : Remercions Dieu pour le combat journalier qui se passe à l’intérieur de nous pour que l’esprit de Dieuprenne la meilleure place et on peut dire frappe Seigneur Jésus en moi, chasse tout ce qui n’est pas à ta gloire, prend la meilleure place. « Les défaitistes on leur enlèvera même ce qu’ils n’ont pas », arrière de moi je ne vous connais pas ouvrier de l’iniquité vous avez travaillé pour vos titres et votregloire pour en tirer des honneurs personnels et combien périssables.

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Après quelques jours passés dans ce terrain aménagé pour les gens du voyage un beau matin je suis là à atteler mes chevaux à ma petitecaravane, car mes enfants ne se sont pas arrêtés, ils ont filé plus loin et moi, dans quelque temps, je vais les rejoindre, Dieu voulant ?

Mais je remarque : vite que l’ambiance à mon arrivée a bien changé. Rizo etles jumelles ont pleins d’amis et tous les gens baissent la tête pour ne pas faire voir leurs larmes. Ils ont tous le cœur gros, ils se gonflent en silence pour ne pas faire éclater leurs pleurs, même ce gadgeaux (le gardien) qu’en premier, on aurait dit un S.S. il est là, avec sa femme et ses enfants, leslarmes aux yeux, il gonflent leur moue. «On va leur manquer assurément ! »

La présence de Dieu : par le Saint-Esprit dans ces lieux de malfaisants, de rejetés, d’incompris, à remporter une victoire, si on aurait dû les juger à leurs apparences en arrivant, ils n’auraient pas pesé bien lourd « mais là où le péché abonde, la grâce surabonde ».

Nous Chrétiens : éclairés, réveillés, pas de contrefaçons, nous n’avons pas à juger sur l’apparence (bien trompeuse) nos frères et sœurs de ces terrains désignés: mais à les aimer et à les aider, «les frères spirituels n’abandonnent jamais leurs frères ».

La Bible : nous enseigne que l’autre qui n’est pas comme toi a aussi du prix aux yeux de Dieu contrairement à ce que tu penses.
D’autres me diront : c’est par prudence que l’on fréquente pas ces lieux : je leur répondais : il est certain que le seul endroit où il n’y a pas de bagarres, de problèmes, c’est le cimetière ! Là, pas de problème avec ton voisin.

La vie est donc une succession de problèmes, de combats et qui sont là pour « trouver une solution dans l’amour » à condition d’y mettre du sien.
Mais tous ces problèmes : ils ne viennent pas forcément toujours du Diable, ni du voisin. Bien souvent, ils viennent de nos propres réactions, de nos mauvais caractères ou façon de voir, ou de la fausse opinion (images) que l’on se fait de nous même et on devient vite des Chrétiens decontrefaçon, des fanatiques sans amour ni pardon.

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Dieu ne se révèle pas aux gens trop pressés et en courses de la Richesse financière et qui croient toujours avoir raison pour eux seulement !
Dans ce lieu : comme dans d’autres : Jésus-Christ par son messager et surtout avec l’aide du Saint-Esprit « n’est pas venu seulement apporter la Paix mais l’épée » et eux seuls ont combattu et « emporter la victoire sur le Péché ». Ce combat se pratique tous les jours, sur les influences néfastes.On ne naît pas Chrétien, on le devient, après plusieurs combats et victoires sur nos préjugés dans nos Esprits et surtout quand on peut définitivement fermer le droit de passage que l’on tolérait jusqu’à présent ou que l’on peutdécrocher tous ces clous dans nos foyers et dans nos esprits.

Je termine en vous embrassant tous, vous les vaillants combattants de la foi en Jésus-Christ.

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C’est écrit par celui qui t’aime mon Dieu dans la crainte et l’humilité la plus sincère et les combats les plus intenses.

Papou

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Si tu veux en lire d’autres notes de ce vieux Bohémien Blog : « Etudes Bibliques »

http://pierrotdebrive.wordpress.com

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Pierre Micheletti Le Javanel 24120 PazayacTEL : 05.53.50.21.10

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